Un avenir durable pour les transports dans les villes européennes.

Des feux de circulation qui s’adaptent au flux de véhicules, des véhicules sans chauffeur, des vélos en libre service et des trottoirs intelligents qui fournissent un accès WiFi gratuit : voilà quelques exemples d’idées pour rendre les villes plus intelligentes. Les villes de toutes tailles veulent devenir « intelligentes » : elles utilisent déjà (ou utiliseront bientôt) la technologie pour gérer leur patrimoine urbain, réduire la consommation des ressources, limiter les coûts, améliorer l’efficacité des services et mettre à disposition du public des informations au format numérique. Leur objectif est de devenir un lieu de travail et de loisirs plus agréable. Toutefois, vouloir devenir une ville intelligente est une chose, le devenir réellement en est une autre.

Aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir comment rendre les villes encore plus intelligentes, en particulier du point de vue de la mobilité. À l’heure actuelle, le gouvernement aide les villes à appliquer des idées devant les amener à y arriver. Car lorsqu’une ville commence sa métamorphose, il faut à nouveau se tourner vers le secteur public. En effet, jusqu’à présent, ce sont les acteurs privés qui ont commencé à aborder la question de la mobilité urbaine. Nous connaissons tous les services de Lyft et Uber, entre autres : disponibles via des applications, ces services de VTC ont ébranlé le monde des taxis urbains traditionnels. À cet égard, le smartphone est l’une des innovations les plus importantes de la décennie sur le plan des transports. Ce type d'appareil est en train de révolutionner notre façon de payer et, même, d’attendre les transports en commun. Enfin, il y a bien sûr Google, qui est sur le point de redéfinir les déplacements tels que nous les connaissons avec sa voiture autonome. Outre ces initiatives, nous avons déjà noté plusieurs solutions et tendances qui vont façonner un avenir durable pour les transports au sein des villes européennes. Regardons ces tendances plus en détail...

Tendance 1 - Les villes sans voitures sont-elles l’avenir de l’Europe ?

En cette année 2017, il n’a jamais été aussi urgent de réduire les émissions du secteur des transports. Au jour d’aujourd’hui, le constat est simple : l’Europe ne se rapproche pas de son objectif de diminuer ses émissions de CO2 de 40 % d’ici 2030... C’est maintenant que tout se joue ! Par exemple, la capitale de la Norvège, Oslo, a annoncé qu’elle bannirait les voitures traditionnelles de son centre-ville d’ici 2019 pour les remplacer par des voitures électriques. Pourquoi cette ville a-t-elle pris une décision aussi sensationnelle ? Pour réduire ses émissions de gaz de 50% d’ici 2020.

Bien que les voitures électriques constituent une excellente solution pour protéger notre climat, il semble que l’accent soit mis sur les véhicules de tourisme plutôt que sur les véhicules logistiques. Par conséquent, le nombre de véhicules de tourisme électriques est nettement plus élevé que celui des véhicules logistiques électriques. Comment expliquer cela ? Il y a un manque d’informations sur le statut des véhicules logistiques électriques existants et leurs caractéristiques techniques. En raison de cette lacune, les entreprises et les autorités mettent beaucoup de temps à intégrer des solutions de transport électrique dans leurs politiques. Cela pose des problèmes, car les véhicules logistiques sont à l’origine de 35 % de la pollution globale. Heureusement, les villes et le gouvernement sont en train de creuser cette question et d’excellentes solutions sont déjà en cours d’introduction !  

Tendance 2 - Les véhicules connectés

De nos jours, les gens sont toujours en ligne et toujours connectés. Depuis 2014, les études des opérateurs mobiles ont montré une augmentation de l’utilisation du smartphone, des données de voitures et des tablettes. Lorsque le smartphone ou la tablette d’un conducteur est connecté(e) à son véhicule, plusieurs possibilités intéressantes s’offrent à lui, les mises à jour des logiciels du véhicule et des données relatives au trafic dans le système de navigation n’étant que quelques exemples. En outre, les connexions aux autres véhicules et infrastructures réduisent la congestion et les accidents de la route.

Tendance 3 - Une consommation collaborative

Certains pays développés ont déjà atteint leur « maximum de voitures », point à partir duquel le nombre de voitures par personne arrête d’augmenter, voire diminue. Des études ont montré que les membres de la génération Y possèdent moins de voitures que leurs prédécesseurs. Uber, Lyft et ZenCar fournissent un service, la mobilité à la carte, que nous souhaitons pour ne pas devoir acheter ce dont nous n’avons pas besoin. Le meilleur siège de votre voiture n’est plus celui faisant face au volant. Désormais, il est à l’arrière, là où vous n’avez pas besoin de vous frayer un chemin dans la circulation, de faire attention à respecter les limitations de vitesse, de charger ou de faire le plein du véhicule ou de payer l’assurance.

Tendance 4 - Un réseau multimodal efficace

L’Europe est confrontée à un autre défi de mobilité, qui est la transparence des transports en commun. Nous avons déjà vu certaines entreprises prendre l’initiative d’améliorer l’efficacité des conducteurs, notamment Waze. Au cours des dernières années, des start-ups essayant de réduire les frictions en promouvant la production participative des données liées au trafic, en envoyant les amendes sur nos smartphones et en calculant les prix de plusieurs itinéraires possibles sont en train de s’établir partout dans le monde. Quelles en seront les conséquences ? Les voitures seront intégrées dans un réseau multimodal efficace.

Tendance 5 - Priorité aux enfants !

Lorsqu’il est question de moyens de transport plus durables, les enfants jouent un rôle extrêmement important. Après tout, ils représentent l’avenir ! Les recherches ont montré que les enfants se laissent facilement distraire lorsqu’ils se déplacent, ce qui est un point à ne vraiment pas négliger. Des études sur le mouvement des yeux ont montré que les enfants - moins hauts que les adultes - voient leur route sous une autre perpective et sont ainsi confrontés à beaucoup de stimulations différentes lorsqu’ils vont à l’école. Il ne fait donc aucun doute que les autorités devront utiliser des technologies modernes pour garantir la sécurité des enfants.

Et que fait le gouvernement ?

Passer à des transports en commun durables et écologiques ne se fait pas du jour au lendemain, mais l’Union européenne aide efficacement les autorités à relever ces défis. Grâce à Horizon 2020, au Fonds structurel européen et au Fonds européen d’investissements, au TEN-T/CEF pour l’innovation et les nœuds urbains, et aux instruments financiers du FEIS, les villes bénéficient d’une aide (financière) bienvenue pour faire passer leurs périphéries au niveau supérieur. La recherche, l’innovation et la mobilité sont des priorités absolues !

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